Comment se passe la visite d’une CMEI:
Expliquer le rôle du conseiller pour dépister à domicile les causes d’allergie ou d’asthme
Christine Remolleur, technicien en biologie et conseillère médicale en environnement intérieur au Cembreu à Villard-Saint-Pancrace explique que des capteurs sont placés dans les Hautes-Alpes mais pas dans les Alpes-de-Haute-Provence. « Dans ce département, il s’agit d’une végétation d’altitude et du coup, les risques sont modérés, c’est pour cette raison qu’il n’y a pas de capteur », argumente la spécialiste. Cependant, dans les Hautes-Alpes, deux capteurs sont installés. Un à Gap et le second à Briançon. Certains pollens détectés peuvent amener certains sujets à la crise d’asthme. A Briançon, les deux allergènes les plus fréquents sont l’armoise (juillet et août) et les graminées (mai, juin et juillet). « Les personnes allergiques sont moins agressées ici qu’ailleurs, notamment grâce à l’altitude et à une végétation qui est moins importante », commente Christine Remolleur.
A Gap, les graminées sont également présentes. Entre avril et mai, une abondance de pollens est enregistrée, notamment des pollens d’arbres, comme ceux des frênes, des peupliers, des bouleaux, des platanes et des chênes.
« Le pollen d’ambroisie
est présent en quantité très faible à Gap comme à Briançon », souligne Christine Remolleur. Quant à savoir si les Alpes du Sud sont le paradis pour les personnes allergiques, Christine Remolleur nuance : « Effectivement, à partir d’Embrun et de Guillestre, car c’est l’altitude qui joue un grand rôle dans la présence ou non des pollens. C’est bien à partir de 800 et 1 000 mètres d’altitude. »
J.B.
Paru dans l’édition E05 du 06/05/2010 (2.2592718563)
La Rédaction du DL |(dauphine libere.com ) le 06/05/10
Pollution :
les particules fines sont nocives même à faible dose
origine : Retrouvez toute l’actu de Futura-Sciences sur : http://m.futura-sciences.com/
Source : Destination Santé le 9 mai 2010
Alors que l’on craint aujourd’hui les « pics de pollution », une longue étude démontre que leur impact sanitaire est réel mais faible. En revanche, la pollution de tous les jours, même lorsqu’elle semble réduite, est la principale responsable des effets sur la santé.
« Ce sont les expositions fréquentes, à des niveaux modérés de pollution, qui sont responsables de l’essentiel de l’impact sanitaire, et non les pics de pollution ». Voilà en substance la conclusion de l’Agence française de Sécurité sanitaire de l’Environnement et du Travail (Afsset) qui a piloté une expertise sur les particules dans l’air ambiant. Ce travail a été commandité en août 2007 par les ministères de la Santé et de l’Environnement. Elle vient de publier son rapport.
Plutôt que d’annoncer les pics, il vaudrait mieux réduire les émissions…
Après plus d’un an et demi d’enquêtes, de prélèvements et de mesures, une première idée reçue est bousculée : les pics de pollution ne sont responsables que de 3% des effets négatifs sur notre santé. Les 97% restant sont en fait « attribuables à des niveaux de pollution modérés [moins de 50 microgrammes/m3 NDLR], mais fréquents ».
Partant, « la réduction des émissions (de particules) doit passer avant le dispositif d’information et d’alerte sur les pics » insiste l’Afsset, d’autant plus que l’Agence n’a pas observé « un seuil de concentration en particules en deçà duquel aucun effet sanitaire ne serait constaté »…
Pour réduire les émissions de particules pas de miracles, il faut s’attaquer à la source : la combustion du bois, du charbon, du fioul. Dans les zones urbaines, les « transports qui contribuent de manière importante à la pollution ».
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Chasse à la pollution
(30/05/2009)
Magnette cible la pollution intérieure dans le nouveau Plan Air
BRUXELLES Épisode numéro quatre. Le Conseil des ministres a adopté hier le quatrième Plan Air au niveau fédéral. Le but est de réduire la pollution. Extérieure, bien sûr, à l’image des dégagements de CO2 .
Mais, grande nouveauté cette année, il s’agira aussi de s’attaquer à la pollution intérieure, « c’est-à-dire dans les habitations, les crèches,… Ces endroits où l’on passe énormément de temps » , explique le ministre de l’Environnement, Paul Magnette (PS). Concrètement, « on a mis au point un plan général qui permettra d’adopter des normes strictes pour la mise sur le marché de certains produits » .
Quels produits précisément ? « D’abord, tout ce qui concerne les matériaux de construction : colles, moquettes, tapis, vernis,… Ensuite, l’ensemble des appareils de chauffage » , poursuit le ministre socialiste. « Ces produits contiennent notamment du benzène et du formaldéhyde, des substances qui peuvent causer des problèmes respiratoires, notamment chez les enfants et les personnes âgées. »
Néanmoins, pas question pour Ikea d’adapter dès demain ses articles d’ameublement afin de les vendre en Belgique. Aucune norme n’a encore été adoptée. « Ça se fera arrêté par arrêté, après consultation des secteurs concernés » , rassure Paul Magnette.
Sans le nommer, il vise le MR, partenaire du PS au fédéral : « Le travail de l’administration est lourd, je ne vois pas comment il pourrait être réalisé avec 30 % d’effectifs en moins » , comme le suggère le Mouvement réformateur.
Le Plan Air n’empiète évidemment pas sur les compétences régionales. Et il se doit de respecter les directives européennes qui imposent déjà une série de normes. « Nous nous sommes concentrés sur les produits dont la vente n’est régie par aucune norme » , conclut Paul Magnette. « Nous sommes des pionniers en la matière en Europe. Et nous espérons être suivis par nos partenaires. »
Antoine Clevers
© La Dernière Heure 2009
Un Conseiller Médical en Environnement Intérieur (CMEI) pourquoi:
Comment en bénéficier:
La méthode:
Elle repose sur:
L’asthme et l’allergie sont très liés. Les recommandations des spécialistes concernent des principes généraux.
Un des principes, par exemple, pour une personne très allergique à certains pollens est de ne pas laisser rentrer les pollens dans l’habitat et de se changer avant de rentrer dans les pièces à vivre puis de laver les vêtements.
Jusque là, la recommandation peut être mis en oeuvre plus ou moins facilement. Le bénéfice peut être totalement annulé si la lessive contient trop de substances allergisantes.
A ce titre, la revue Que Choisir dans son mensuel de Mars 2009 publie une enquête comparative concernant les différentes lessives présentes sur le marché avec une appréciation bien sûr leurs capacités à bien laver le linge mais aussi sur le contenu en allergènes plus ou moins important selon les lessives susceptibles de provoquer eux aussi irritations et allergies.
Certaines lessives sont exemptes d’allergènes mais d’autres en regorgent allant jusqu’à 11 ingrédients.
Ces substances qui parfument la lessive doivent rester à des concentrations inférieures à 100 mg/kg ce qui n’est pas le cas de toutes les lessives. Les poudres sont moins chargées en substances allergéniques que les les lessives liquides.
Sans tenir compte de la capacité à laver plus ou moins propres de telle ou telle lessive, il est à remarquer l’étude menée par Que Choisir mentionne quatre lessives qui ne contiennent pas d’allergènes:
Lessives poudre:
Le Chat sensitive
X-tra Aloé vera & Marseille
Carrefour peaux sensibles et réactives
Lessive liquide:
Una (Aldi)
Pour bénéficier de toutes les informations, acheter le mensuel Que Choisir Mars 2009.
Source: Que Choisir Mars 2009 N°268
Creation de page le 28/03/2009
Paru dans l’Ardennais 24 octobre 2008
Le nombre de cas d’asthme et d’allergies a considérablement augmenté depuis vingt ans. C’est la faute aux acariens trop nombreux dans les maisons.
CONSIDÉRÉ comme un refuge vis-à-vis de l’extérieur, « notre habitat renferme aussi des substances néfastes pour la santé, notamment celle des plus sensibles », souligne le Pr Frédéric de Blay (Strasbourg).
A tel point que nos maisons et nos appartements seraient directement impliqués dans l’explosion du nombre de cas d’asthme et d’allergies depuis le début des années 80.
Un bouillon de culture
« A la fin des années 70, seuls 3 % des 13-14 ans étaient asthmatiques contre 11 % aujourd’hui, souligne-t-il. Les acariens -que l’on trouve notamment dans nos matelas, sommiers, moquettes et rideaux, n.d.l.r.- et le chat sont les allergènes les plus fréquemment en cause dans l’asthme allergique de l’enfant et de l’adulte ».
Le Pr de Blay cite également les moisissures « qui font tousser et sont irritantes pour les bronches ».
Sans oublier bien sûr les nombreux polluants chimiques dégagés par les cuisinières à gaz, les poêles, cheminées à foyer ouvert, colles à parquets et autres vernis. « L’air intérieur apparaît comme un mélange de substances biologiques et chimiques qui interagissent les unes avec les autres ». Pour les contrer, la parade tient en deux mots : ventilation (grâce aux VMC ou ventilations mécaniques contrôlées « qui doivent être vérifiées tous les ans ») et aération. « Il suffit d’ouvrirles fenêtres quelques minutes chaque jour ».
De cinq à quinze minutes, recommande l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur, y compris en hiver bien sûr.
Si vous faites construire ou si vous vous êtes lancés dans des travaux de rénovation, Frédéric de Blay retient deux conseils : « d’une manière générale, préférez la brique à l’aggloméré et repérez les produits (parquets, vernis, colles, peintures…) sans solvants ».
Ouvrez les fenêtres !
« Le métier de Conseil médical en environnement intérieur (CMEI) est reconnu depuis plusieurs années maintenant, mais il peine à se développer, précise le Pr de Blay, qui regrette un manque de volonté politique ».
Ces professionnels diplômés interviennent en effet à domicile et sur demande d’un médecin.
Un bémol, seulement trente-cinq sont en activité… pour toute la France.
Pour en savoir davantage sur le sujet, consultez le site du Réseau d’Education des Asthmatiques et Allergiques


Article paru le : 23 octobre 2008
Le lien entre l’exposition allergénique et les symptômes d’allergie ressentis par le patient est prouvé depuis que l’on sait mesurer sur le lieu de vie du patient la concentration des divers allergènes présents.
Il est important pour un patient allergique et/ou asthmatique de visualiser les sources allergéniques à l’intérieur de son environnement privé ou professionnel. 30 % des personnes nées après 1980 présentent des signes d’allergie. Les causes d’augmentation de ces allergies ne sont pas définies mais laisser un patient au contact de ces substances auxquelles il est allergique est un frein à l’efficacité des traitement entrepris par l’équipe médicale
Le médecin , les spécialistes pneumologue, allergologues et mêmes médecins du travail, n’ont guère le temps ni les compétences pointues pour identifier par un interrogatoire poussé les facteurs ou les substances pouvant déstabiliser ou aggraver l’état clinique du patient.
Sur 11000 médecins interrogés,
Il est donc indispensable de faire intervenir un acteur de santé spécialement formé pour identifier les substances toxiques, mesurer leurs concentrations, prodiguer conseils et astuces afin de les éradiquer si possible ou d’en faire baisser le taux pour améliorer l’état de santé du patient.
Dans cette optique, une nouvelle activité professionnelle, les Conseillers Médicaux en Environnement Intérieur (C.M.E.I.) a été créée en 1991 à Strasbourg.
La démarche, adoptée par la CMEI, en pathologie respiratoire et allergique liée à l’environnement permet de relier l’histoire clinique du patient grâce à la présence d’un marqueur, à la mise en évidence du polluant suspecté dans l’habitat du patient.
L’implication de l’agent toxique étant posé, le second rôle de la CMEI est d’envisager les mesures de réduction de l’exposition vis à vis de l’agent responsable de la pathologie.
L’action des CMEI en relation avec les médecins en charge du patient a permis une amélioration de l’état clinique supérieure à la prise en charge par les médecins seuls.
Une analyse portant sur 900 enfants de 5 à 11 ans montra que l’éducation thérapeutique dispensée aux enfants asthmatiques allergiques permettaient une diminution
La CMEI se situe à un carrefour primordial dans la stratégie de soins. Elle est l’interface entre le patient avec son mode de vie, son histoire médicale et l’équipe soignante, les intervenants professionnels et institutionnels.
Une telle activité professionnelle nécessite :
Les conseils prodigués par les CMEI sont mieux perçus et suivis par les patients que ceux énoncés par les équipes médicales seules.
Ses compétences techniques et ses qualités relationnelles en font un acteur indispensable dans le parcours de soin suivi par le patient. Son rôle préventif est amené à se développer pour prévenir les risques sanitaires et médicaux en cas d’exposition dans des milieux nocifs ou de l’utilisation de substances nocives.
L’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) (3) identifie quatre catégories de polluants gazeux à risques :
-Composés organiques volatils : l’exposition découle de l’émission par des matériaux de construction, de décoration, des produits d’entretien, des désodorisants et parfums d’ambiance, des meubles, ainsi que le tabac.
-Particules présentes dans les fibres minérales artificielles (particules fines de moins de 10 microns ou PM 10.)
-Microbiologiques (allergènes d’animaux, bactéries, champignons, moisissures.)
-Humidité.
Il considère 7 substances « hautement prioritaires » : formaldéhyde, benzène, acétaldéhyde, particules, radon, ester de phtalate (DeHP) et dichlorvos (Cf. annexe 2.) D’ores et déjà, les études démontrent un risque avéré d’exposition :
-Au formaldéhyde, classé cancérogène pour les muqueuses nasales et respiratoires par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), correspondant de l’OMS. C’est également un irritant et un allergène. Il est utilisé dans les moquettes, isolants, papiers peints, bois agglomérés, tissus neufs et meubles en matières synthétiques, certaines peintures, cires, vernis et produits d’entretien.
-Aux COV : le benzène aux effets cancérogènes, les terpènes, irritants et allergènes.
-Aux éthers de glycols des séries E et P, également présents dans de nombreux produits de consommation courante (cosmétiques, produits d’entretien, peintures) sont en cause au titre de leur toxicité sur la fertilité tant féminine que masculine, malformations foetales, toxicité sanguine et rénale.
Source: Qualité de l’air intérieur. L’UFC-Que Choisir exige des pouvoirs publics des mesures protectrices des consommateurs
La très connue et sérieuse revue Que Choisir attire l’attention sur l’utilisation nocive de désodorisants d’intérieur. Sur 39 produits testés et dans les quels des substances allergisantes ou cancérigènes ont été recherchés seuls 9 sont acceptables. tous les autres dégradent trop fortement l’atmosphère du domicile pour être utilisés.
Bruler de l’encens, c’est respirer près d’un pot d’échappement car il produit du benzène et du formaldéhyde tous deux cancérigènes.
Certains bâtons d’encens émettent par exemple 221 µg/m3 (microgrammes par mètre cube d’air) de benzène (soit 110 fois plus que le seuil recommandé par un arrêté de 2002), 1251 µg/m3 de phtalates et 69 µg/m3 de formaldéhyde (pour un seuil recommandé par l’OMS de 10 µg/m3) !
Attention aussi à certains vaporisateurs (senteur muguet), ils chargent l’air de 4 655 µg/m3 de COV (composés organiques volatils) parmi lesquels des allergènes et des perturbateurs endocriniens alors qu’au delà de 200 µg/m3, l’air ambiant n’est plus considéré comme sain par l’EPA ( l’Agence de Protection de l’environnement américaine)
Pour les chambres d’enfants, il semble préférable de ne pas se servir d’aérosols, d’huiles essentielles ou d’encens. Les diffuseurs prêts à poser seraient les produits les moins polluants.